Les logements wallons et flamands avec un mauvais label énergétique de nouveau plus chers
Louvain, le 1 octobre – Pour la première fois depuis plusieurs années, le prix médian des logements à faible performance énergétique (E-F) repart à la hausse, tandis que le marché wallon connaît un net rattrapage. C’est ce qui ressort de la nouvelle étude trimestrielle de Zimmo, deuxième plus grande plateforme immobilière de Belgique, et de la société StadimData. Ensemble, ils analysent depuis quatre ans les données du marché belge des appartements et des maisons. Exactement un an après l’annonce de l’assouplissement de l’obligation de rénovation dans l’accord de gouvernement flamand, le prix médian des biens E-F progresse à nouveau après une longue période de stagnation ou de baisse. En Wallonie, l’immobilier devient également plus cher depuis la décision, en décembre dernier, de réduire les droits d’enregistrement de 12,5 % à 3 %.
Les logements flamands avec un mauvais label EPC de nouveau en hausse
Les maisons classées E ou F, qui subissaient la pression de l’obligation de rénovation introduite en 2023, voient leurs prix remonter (+2,23 %). En 2024, le prix médian avait encore reculé de 275.000 à 269.000 euros (-2,18 %), mais un an après l’annonce de l’assouplissement, le 1er octobre 2024, il revient au niveau de 2022 et 2023. Même tendance du côté des appartements : les biens E-F progressent de 3,17 % (195.000 euros) après une baisse de 3,08 % en 2024.
« Le marché immobilier réagit rapidement aux changements de politique. Alors que les logements E-F perdaient de la valeur l’an dernier, ils repartent aujourd’hui à la hausse. Cela montre à quel point les acheteurs adaptent leurs choix dès que les règles en matière de rénovation ou de fiscalité évoluent », explique Marjorie Vanbets, porte-parole de Zimmo.
L’écart entre logements performants et énergivores se réduit
L’écart de prix entre les logements économes en énergie (A-B) et les biens énergivores (E-F) continue de croître en Flandre, mais moins fortement que les années précédentes. Pour les maisons, la différence atteint aujourd’hui 174.000 euros, contre 166.000 euros l’an dernier. Soit une augmentation de 4,8 %, alors qu’elle atteignait encore 7,8 % en 2024 et plus de 24 % en 2023.
Même constat sur le marché des appartements. Un bien A-B se vend en moyenne 104.000 euros plus cher qu’un logement E-F. La différence a progressé de 3,5 % sur un an, mais reste bien plus limitée que les hausses observées en 2024 (+6,4 %) et en 2023 (+18,1 %).
« Les familles rêvent d’un logement économe en énergie qui coûte moins cher à long terme, mais se heurtent à des prix d’achat élevés. Grâce à l’assouplissement de l’obligation de rénovation, les biens E-F ne sont plus totalement écartés et leurs prix repartent à la hausse », ajoute Marjorie Vanbets.
En Wallonie, forte hausse après la baisse des droits d’enregistrement
Le changement de politique ne se limite pas à la Flandre. En Wallonie, les droits d’enregistrement sont passés de 12,5 % à 3 % depuis le 1er janvier, et l’impact sur les prix est déjà visible.
Après une période de stagnation, le marché repart nettement à la hausse : les appartements coûtent 8,76 % de plus cette année, atteignant un prix médian de 259.000 euros. Les maisons enregistrent une progression de 6,18 %, pour un prix médian de 275.000 euros. Fait marquant : un appartement coûte aujourd’hui presque autant qu’une maison en 2024, même si l’écart entre les deux est historiquement faible en Wallonie.
À propos de Zimmo
Zimmo est la deuxième plus grande plateforme immobilière de Belgique. Avec plus de 125.000 annonces en Belgique et à l’étranger, le site attire chaque mois 6,2 millions de visiteurs. Grâce à son site ergonomique, son application dynamique et ses outils innovants, Zimmo se positionne comme le partenaire 360° des particuliers, agents immobiliers, notaires et promoteurs.
Pour plus d’informations
Marjorie Vanbets
Porte-parole et PR Manager
Yves Vanderveken
Business Director