Le Wallon privilégie l’espace et le plein air, le Bruxellois recherche l’accessibilité, et le Flamand mise sur le prix et le PEB

Deux personnes dans un jardin à côté d’une maison en briques ; l’une s’occupe d’une plante grimpante tandis que l’autre observe en tenant une tasse.

L'étude annuelle de Zimmo révèle d’importantes différences régionales dans la manière dont les Belges recherchent un logement

Louvain, 30 janvier – Flamands, Wallons et Bruxellois recherchent leur maison de rêve de manières bien différentes. C’est ce que révèle l’étude annuelle menée par Zimmo auprès de plus de 3.000 Belges. Alors que les Flamands se concentrent, après le prix, principalement sur les performances énergétiques, les Wallons accordent davantage d’importance à l’espace extérieur et à des éléments pratiques comme le garage ou le risque d’inondation. Les Bruxellois se distinguent en plaçant l’accès au transports publics bien plus haut que dans le reste du pays.

Graphique en barres montrant les priorités résidentielles par région en Belgique, comparant la Flandre, la Wallonie et Bruxelles selon le prix, le PEB, le jardin, la mobilité et le nombre de chambres.

Le Wallon privilégie l’espace et la vie en extérieur

En Wallonie, l’espace ressort nettement comme critère déterminant. Alors qu’en moyenne 32,4 % des Belges classent le jardin parmi les trois critères les plus importants, ce chiffre atteint près de 50 % au Luxembourg. Le jardin reste aussi essentiel en province de Namur (41,4 %) et de Liège (39,8 %).

Carte de la Belgique indiquant, par province, la part des candidats au logement qui placent le PEB dans leur top 3 des critères de sélection, avec la moyenne belge.

Les Wallons accordent également davantage d’importance au garage (26 %) que les Flamands (20,3 %) et les Bruxellois (22,7 %). La Wallonie est par ailleurs la seule région où le risque d’inondation est systématiquement pris en compte : jusqu’à 20 % des candidats‑acheteurs wallons en tiennent compte.

Le Bruxellois priorise la mobilité

Bruxelles présente un profil bien distinct. La proximité des transports en commun fait partie de ses trois critères principaux. Avec plus de 35 %, aucune autre région ne place les transports publics aussi haut. En Flandre, ce critère atteint à peine 16,5 %, ce qui le relègue à la huitième place.

Le prix demandé reste important à Bruxelles (65,2 %), mais moins dominant qu’en Flandre. En raison de l’offre limitée en logements de grande taille, les Bruxellois accordent par ailleurs plus d’importance au nombre de chambres (45 %) que les Flamands (37,6 %) et les Wallons (38,5 %). Le PEB progresse également dans la capitale (33,9 %), même si l’écart avec la Flandre reste considérable.

« Le Bruxellois recherche surtout un logement fonctionnel : suffisamment de chambres, de bonnes connexions, et une habitation prête pour l’avenir » , ajoute Marjorie Vanbets.

Le Flamand combine prix et efficacité énergétique

Le Flamand reste le candidat acheteur/locataire le plus attentif au prix : plus de 3 Flamands sur 4 (76,3 %) placent le prix demandé dans le top trois de leurs critères de sélection. Chez les 55+, ce chiffre dépasse même les 80 %. Les Wallons (69,4 %) et les Bruxellois (65,2 %) accordent moins de poids au prix.

Après le budget, les Flamands regardent surtout le PEB : 42,2 % l’intègrent dans leur top trois, faisant de la Flandre la région la plus axée sur l’efficacité énergétique. En Limbourg, en Flandre‑Occidentale et dans le Brabant flamand, le PEB dépasse même les 43 %, bien au‑dessus de la moyenne belge de 37,9 %. Les jeunes (18–24 ans) y accordent moins d’attention (27,5 %), tandis que les 65+ placent le PEB clairement en deuxième position (47,6 %).

Carte de la Belgique montrant, par province, le pourcentage de personnes qui considèrent le jardin comme un critère de sélection prioritaire, avec la moyenne belge.

« Avec la hausse des coûts énergétiques et les obligations de rénovation, le PEB est devenu un critère structurellement incontournable pour les Flamands. Cette sensibilité énergétique est nettement moins présente à Bruxelles, et surtout en Wallonie » , explique Marjorie Vanbets, porte‑parole de Zimmo.

Methodologie

Pour la cinquième année consécutive, Zimmo a interrogé 3.001 répondants âgés de 18 ans et plus, via l’institut indépendant ProFacts, au sujet du marché immobilier et de leur comportement de recherche. Au sein des régions, les résultats ont été pondérés selon le sexe et l’âge.