Le prix d’un emplacement premium varie selon la station
Louvain, 26 juni - Ceux qui rêvent d’un appartement à la mer dans un emplacement de premier choix paient nettement plus cher. Aujourd’hui, un appartement avec vue sur mer coûte en moyenne plus d’un tiers de plus qu’un bien comparable sans vue, soit environ 131.000 € supplémentaires. Cela porte le prix moyen à 470.000 €, contre 339.000 € pour un appartement sans vue sur mer. À noter : ce surcoût varie fortement selon la station balnéaire. À Middelkerke, Coxyde et La Panne, il reste inférieur à 60.000 €, tandis qu’à Knokke-Heist et Ostende, il peut dépasser les 275.000 €.
Vue sur mer coûte plus de 130.000 euros supplémentaires
La vue sur mer reste l’un des principaux facteurs qui influencent le prix d’un appartement à la côte. Aujourd’hui, il faut compter en moyenne 470.000 € pour un bien avec vue, contre 339.000 € sans vue, soit un écart d’environ 39 %.
Marjorie Vanbets, porte-parole de Zimmo, observe une évolution claire depuis la pandémie :
« Les prix à la côte ont fortement augmenté ces dernières années dans toutes les stations balnéaires, et cela se ressent surtout pour les biens offrant une belle vue. Avant la pandémie, le surcoût pour une vue sur mer tournait autour de 47.000 € en moyenne. Aujourd’hui, il est presque trois fois plus élevé. Cela montre à quel point la vue sur mer est rare et recherchée. »
Ostende profite d’une vague de rénovations
Le montant exact du surcoût dépend fortement de la station balnéaire. À Ostende, la vue sur mer pèse particulièrement lourd dans le prix : il faut aujourd’hui débourser environ 275.000 € supplémentaires, soit presque le double. Cela s’explique notamment par la qualité de l’offre.
D’une part, la part d’appartements avec vue sur mer de qualité, rénovés ou récents, ne cesse d’augmenter. À Ostende, quatre appartements sur cinq avec vue sur mer âgés de plus de dix ans affichent un label PEB A ou B. Cela témoigne d’une forte dynamique de rénovation. La revente de projets récents contribue également à faire grimper les prix.
D’autre part, le centre-ville se caractérise par des immeubles plus anciens et plus hétérogènes, avec un taux de rénovation plus faible : seuls un appartement sur deux atteint un label PEB A ou B. Cela accentue le contraste entre les deux segments.
Vincent Beuten, PDG d’ERA Servimo, constate également une évolution du comportement des acheteurs :
« Les acheteurs à la côte sont aujourd’hui beaucoup plus exigeants. Lorsque la finition, le label PEB et la vue sont au rendez-vous – comme c’est souvent le cas à Ostende – ils sont prêts à payer davantage. Investir dans la rénovation s’avère donc clairement rentable. »
À Knokke-Heist, la vue sur mer vaut le prix d’un appartement ailleurs
À Knokke-Heist aussi, le surcoût pour un appartement avec vue sur mer est particulièrement élevé, atteignant 391.000 €, soit plus que le prix total d’un appartement dans la plupart des autres stations balnéaires.
À La Panne, Middelkerke et Coxyde, le surcoût reste en revanche limité, sous la barre des 60.000 €. Une situation particulièrement remarquable pour Coxyde, où les prix immobiliers ont pourtant le plus augmenté depuis la pandémie. Avec un prix médian de 399.000 €, la commune est aujourd’hui la deuxième station balnéaire la plus chère, derrière Knokke-Heist (695.000 €).
« À Coxyde, la vue sur mer est souvent associée à des appartements plus anciens et à des labels PEB moins favorables », explique Marjorie Vanbets. « Les acheteurs anticipent alors des travaux de rénovation, ce qui limite le surcoût qu’ils sont prêts à payer pour la vue. »
Méthodologie
L’analyse repose sur plus de 11.500 appartements mis en vente depuis le 1er janvier 2025 sur Zimmo, dans les communes du littoral belge. Les chiffres sont basés sur les prix médians demandés et ont été analysés selon différents paramètres, tels que le label PEB, l’âge du bien, la localisation, la distance à la plage et la présence d’une vue sur mer. Les appartements ont été classés en fonction de leur distance à la plage la plus proche : 100 m (environ 1 minute à pied), 500 m (5 minutes) et 1 km (10 minutes). L’analyse a été réalisée en collaboration avec StadimData.