Ces facteurs font baisser la valeur de votre bien immobilier, selon les experts

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Lorsque l’on est propriétaire d’un bien immobilier, on espère naturellement qu’il prendra de la valeur au fil du temps. Pourtant, de nombreux facteurs peuvent aujourd’hui faire en sorte qu’un logement se vende à un prix inférieur aux attentes. Certains dépendent directement du propriétaire, d’autres beaucoup moins.

Quels sont les éléments qui font actuellement baisser la valeur d’un bien immobilier ? Et surtout, comment éviter que votre logement ne perde de sa valeur au fil des années ? Nous avons posé la question à Jean-Louis Nobels d’Immo Nobels et à Gregory Parmentier d’Optimmo.

L’entretien : une base essentielle souvent sous-estimée

L’entretien joue un rôle crucial dans la préservation de la valeur d’un bien au fil du temps. Une maison mal entretenue ou dans laquelle aucun investissement n’a été réalisé pendant plusieurs années montre rapidement des signes de vieillissement et évolue moins vite que le reste du marché immobilier.

Comme l’explique Jean-Louis Nobels : « Historiquement, l’immobilier a tendance à prendre de la valeur, mais cette évolution concerne surtout les biens qui continuent à s’adapter aux exigences de leur époque. Ceux qui ne le font pas finissent progressivement par perdre du terrain par rapport aux biens comparables présents sur le marché. »

L’importance d’une bonne première impression

La première impression qu’offre un bien est souvent sous-estimée. Avant même d’examiner les certificats, les rénovations ou les aspects techniques, les acheteurs se forgent déjà une opinion en fonction de l’apparence générale du logement.

« Un bien bien présenté et soigneusement entretenu a un impact positif », souligne Jean-Louis Nobels.

Une façade soignée, un jardin entretenu ou un intérieur bien rangé permettent aux acheteurs de se projeter plus facilement. À l’inverse, une présentation négligée attire immédiatement l’attention sur les défauts, même si le bien est techniquement en bon état.

Une bonne présentation n’augmente pas directement la valeur d’un logement, mais elle influence fortement la manière dont les acheteurs le perçoivent et l’évaluent.

Le PEB et la réglementation : de nouveaux critères de valorisation

Autrefois, l’état général et l’emplacement d’un bien étaient les principaux critères qui déterminaient sa valeur. Aujourd’hui, la réglementation joue également un rôle de plus en plus important. Selon Gregory Parmentier, cette évolution s’est fortement accélérée ces dernières années.

« D’après notre expérience, les trois à quatre dernières années ont profondément changé la donne avec l’arrivée de nouvelles réglementations. Les pouvoirs publics ont instauré plusieurs mesures qui ont un impact important sur les acheteurs. »

Il s’agit notamment du certificat PEB, de l’obligation de rénovation, de l’inventaire amiante et du contrôle de l’installation électrique.

Lorsque l’on additionne toutes ces obligations, la valeur d’un bien ne se limite plus aujourd’hui à son prix d’achat. Les acquéreurs doivent souvent prévoir des investissements obligatoires, ce qui se répercute inévitablement sur la valeur du logement.

Des facteurs externes sur lesquels vous n’avez pas prise

Tous les éléments qui influencent la valeur d’un bien ne se situent pas entre ses quatre murs. Son environnement joue lui aussi un rôle important. Une circulation plus dense, de nouveaux projets immobiliers ou des changements dans le paysage urbain peuvent modifier l’attractivité d’un quartier et, par conséquent, la valeur des logements qui s’y trouvent.

Comme l’explique Gregory Parmentier : « Une route qui devient soudainement beaucoup plus fréquentée ou une vue qui disparaît à cause de nouvelles constructions peut rendre un bien moins attractif. Cela a forcément un impact sur sa valeur. »

Comment limiter la perte de valeur ?

Selon les experts de l’immobilier, ces facteurs externes ont toutefois généralement moins d’influence que l’état du bien lui-même. Au final, les acheteurs s’intéressent surtout aux dépenses qu’ils devront encore engager après l’acquisition.

« C’est le bien lui-même qui a le plus grand impact sur la perte de valeur, car c’est là que se situent les coûts directs », précise Gregory Parmentier.

Il est donc essentiel d’investir régulièrement dans l’entretien de son logement et de le faire évoluer avec les exigences de son époque. À défaut, sa valeur diminuera progressivement, indépendamment des autres facteurs qui peuvent également entrer en jeu.

Avec les remerciements à Jean-Louis Nobels d’Immo Nobels et à Gregory Parmentier d’Optimmo.

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