Nous vivons de plus en plus longtemps. Alors qu’il y a 25 ans, l’espérance de vie moyenne des Belges était inférieure à 78 ans, elle atteignait en 2024 pas moins de 82 ans. Ces âges bénis s’accompagnent de nouveaux besoins. Habiter plus calmement, par exemple, ou au contraire plus près du centre-ville, à proximité des enfants et petits-enfants, ou encore dans une maison sans escaliers et avec un petit jardin facile à entretenir.
Mais peut-on encore contracter un prêt hypothécaire à un âge avancé, si l’on ne peut pas payer le montant total du logement en une seule fois ? Zimmo a mené l’enquête.
La limite d’âge imposée par la banque
Plus on vieillit, plus il est difficile d’obtenir un prêt. Non pas parce que la banque ne fait pas confiance à votre pension, mais parce qu’elle doit prendre en compte votre espérance de vie dans ses calculs. Les banques doivent évidemment avoir la garantie que le crédit pourra être totalement remboursé dans la durée convenue.
Et c’est souvent là que le bât blesse. Les conditions générales ne mentionnent peut-être pas d’âge maximum, mais au-delà de 70 ans, la plupart des banques estiment que le risque est trop élevé. En pratique, les plus de 70 ans essuient donc souvent un refus. Ou bien ils ne peuvent prétendre qu’à des durées très courtes (et doivent donc apporter eux-mêmes une part importante du capital).
L’assurance solde restant dû : une lourde charge pour le budget
Un autre obstacle est l’assurance solde restant dû. C’est l’assurance qui garantit que votre prêt (en totalité ou en partie) sera remboursé si vous veniez à décéder avant que le crédit ne soit intégralement payé. Pour les jeunes ménages, c’est un coût relativement faible, car le risque de décès est minime.
Au-delà de 70 ans, la prime grimpe en flèche. Car que se passe-t-il si l’emprunteur de plus de 70 ans décède soudainement ? Ou si son/sa partenaire tombe malade ? Pour la banque, c’est un risque majeur, et pour vous, un coût considérable. Dans certains cas, cette assurance peut même rendre l’achat financièrement irréalisable.
Un garant comme bouée de sauvetage
L’histoire ne doit pourtant pas s’arrêter là. Certaines banques acceptent d’envisager un prêt si une autre personne se porte garante. Cela peut être, par exemple, un fils ou une fille. Pour la banque, c’est une sécurité supplémentaire ; pour vous, cela peut transformer un « non » en « oui ».
Bien entendu, c’est une décision à discuter soigneusement en famille, car se porter garant n’est pas anodin. Dans le pire des cas, cette personne devra assumer le remboursement.
Conclusion
Acheter une maison après 70 ans ? Ce n’est pas impossible, mais loin d’être simple. Cela demande des moyens propres conséquents, une bonne relation avec votre banque et un plan de remboursement qui ne vous mette pas en difficulté financière. Faites-vous bien conseiller, préparez soigneusement votre dossier et discutez ouvertement avec vos enfants de la possibilité pour eux de se porter garants. Ainsi, vous augmentez considérablement vos chances. Et qui sait, peut-être profiterez-vous bientôt de cette maison pleine de charme qui correspond parfaitement à vos besoins de senior !